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Modelisme 1/72 FW190-A8 Captured



Hello, me revoilà donc avec un nouveau projet.
Comment un FW-190A-8 de chez Eduard, mais il en a déjà monté un il y a un an ! Et oui mais celui-là est spécial comme vous allez le voir !
Un aperçu en photo de la boite et des grappes, c'est du Eduard moderne comme j'aime, toujours en version profipack histoire d'avoir un peu plus de détails avec l'ajout de photodécoupe pour le cockpit et de gain de temps puisque les masques de peinture pour la verrière sont également fournis dans la boite.


Bon alors, il a quoi de spécial ? Et bien, j'ai décidé de faire une version "captured" de ce FW190. Il s'agit d'avions de guerre capturés par les alliés pendant la Seconde Guerre mondiale, et après étude complète des appareils ( "Connais ton ennemi et connais-toi toi-même, même avec cent guerres à soutenir, cent fois tu seras victorieux" Sun Tzu, l'art de la guerre), ils étaient souvent repeints.

Pour mon modèle, j'ai choisi le Nr. 681497, repris par l'USAAF 404th Fighter Group.
Cet avion avait atterri de force lors de l'opération Bodenplatte, une attaque massive, mais surtout un beau fiasco de la Luftwaffe contre les aérodromes alliés en France et en Belgique le 1er janvier 1945.
FW190-A8 Nr. 681497 captured version
Pour les marquages de cet appareil, j'ai dû commander en Pologne une planche de décals spécifique à cette livrée, de la marque Karaya.

Mais quitte à refaire un FW190 et de plus avec une livrée peu commune, pourquoi ne pas essayer d'en faire un modèle assez particulier pour ma vitrine, tout en faisant l'apprentissage de nouvelles compétences en montage de kit.
J'ai donc également commandé le kit Eduard Brassin Engine & fuselage Guns, qui figure le moteur et les mitrailleuses avant, le tout en résine et photodécoupe !

Et là je me suis dit que j'étais un peu fou, car après étude rapide du kit résine, j'allais devoir charcuter pas mal les fuselages du kit plastique, et vu la finesse au 1/72, je n'avais pas intérêt de prendre ça à la légère...
Avant même de dégrapper la moindre pièce, j'ai donc passé une bonne soirée à me faire un plan de bataille pour le montage, en essayant de n'oublier aucune étape pour éviter une catastrophe..

J'ai débuté ce montage par ce qui me paraissait le plus dangereux, à savoir charcuter mon kit plastique pour faire apparaître le kit résine du moteur. En effet, si je ratais l'opération, inutile d'aller plus loin et j'aurais été bon pour recommander une nouvelle maquette.
En fait ça a été relativement simple, il faut juste y aller avec douceur et parcimonie, j'ai accentué au maximum les lignes où je devais découper avec mon outil Tamiya, qui sert normalement à regraver les lignes de structures, jusqu'à quasi transpercer le plastique, enuite 2-3 petit coups de pince pour dégrossir, et finition de cette "chirurgie de précision" au scalpel et à la lime, rien d'insurmontable, mais il faut vraiment y aller doucement à cette échelle, le plastique réagit très vite et il est facile d’abîmer certaines parties en y allant comme un bourrin.
En rouge j'ai indiqué les parties à supprimer sur le kit.
Résultat après découpe
Ensuite, j'ai continué le montage en suivant le plan, avec le cockpit. Rien de spécial, assemblage des divers éléments, puis sous couche grise à l'aérographe, ensuite passage d'un gris RLM66 fait maison, un gris plus clair ensuite sur certaines arrêtes, puis quelques jus marron et noir pour patiner l'ensemble. Après j'ai ajouté les parties en photodécoupe qui ajoute un vrai réalisme au cockpit.
Puis j'ai figuré un léger erraillage, réalisé en tamponnant légèrement de la mousse de blister  trempé dans une couleur aluminium. Pour terminer un peu de pigments marron terre vers les étriers/pédaliers et le sol de la cellule.
J'ai pratiqué les mêmes teintes à l’intérieur des demis fuselages.



Pour continuer le montage, j'ai attaqué le kit résine, en commençant par la partie mitrailleuse.
La résine est magnifique, aucune bulle, et elle n'est pas aussi fragile que d'autres résines avec lesquelles j'ai pu travailler pour des figurines par exemple.
Par contre l'échelle 1/72 ajoute une réelle difficulté, les éléments sont très fins, donc il faut faire très attention en enlevant les carottes de moulage, ou les parties à éliminer (genre pas mal de matières à enlever pour faire apparaître les tubes métalliques). Cet ensemble se compose de 10 éléments (hors mitrailleuses) et tout s'ajuste très bien si le ponçage a bien été réalisé en amont.
Je n'ai pas pensé à faire la photo avant de passer mon primer gris, vous auriez vu les parties minuscules en photo-découpe...

Une fois tout collé à la super glue (oui la résine, c'est super glue uniquement) j'ai passé un gris RLM02 maison sur l'ensemble, puis un jus noir, suivi d'un jus marron, et enfin erraillage à la mousse de blister et aluminium. Pour les mitrailleuses sous-couche en noir brillant, puis mélange de noir et de couleur acier pour faire un métal très foncé, et les mêmes jus.

Une fois la cellule des mitrailleuses terminée, je suis passé au montage du kit résine/photodécoupe pour le moteur.
Bon là j'avoue ça a été un sacré travail... Ça m'a pris environ 10 heures en y allant très doucement, la résine, c'est fragile et vu la finesse de certaines pièces et la taille des pièces en photodécoupe il vaut mieux prendre son temps...
La notice du kit résine Eduard est assez bien faite, il y a peu de risque de se tromper, mais il faut quand même faire de nombreux essais à blanc avec de coller les éléments au fur et à mesure. Le plus compliqué à été de fixer ce qui figure les câbles en photodécoupe, c'est extrêmement fin et fragile et il faut tordre ça dans tous les sens. Patience, pince à épiler, super glue, ont passé ces 10 heures en ma compagnie.








Une fois ce travail d'horlogerie terminé, j'ai assemblé les demis fuselages, et commencé le travail de peinture sur les trappes et puits de trains.

J'ai ensuite inséré le moteur et la cellule mitrailleuses dans le fuselage, avant de procéder à la mise en croix de l'appareil.

Puis j'ai ajouté les ailerons et les dérives.
Après, j'ai vérifié  tous les raccords et j'ai effectué un travail de masticage et de ponçage, à certains endroits (jonction du fuselage et des ailes par exemple).

Il s'en est suivi ensuite un très pénible travail de masquage du moteur apparent et de la cellule mitrailleuse pour pouvoir commencer la peinture de l'avion.
J'ai commencé par une sous-couche grise,  j'ai ensuite accentué les lignes de structures avec du noir assez dilué, j'ai passé ensuite quelques très fins voiles de peinture rouge et j'ai également fait un pré éclaircissement en blanc pur au centre des panneaux.
Enfin j'ai terminé le rouge en passant à nouveau des voiles de peintures rouges (mélange d'un rouge neutre et d'un rouge carmin).


Il ne me restait plus qu'à peindre les bandes noires sur chaque coté du fuselage. J'ai donc fabriqué un masque maison et j'ai passé le noir à l'aéro.

J'ai ensuite peint tous les éléments séparés à assembler une fois que j'aurais terminé la patine de l'avion, notamment les superbes capots moteur en résine issu du kit Eduard.

Une fois la peinture bien sèche à cœur (compter 24 heures) j'ai passé 3 fines couches de vernis brillant (Lucky varnish de Mig), puis j'ai posé les quelques décals de la planche achetée exprès. Les décals sont de très bonnes qualités, mais assez épais, au moins ils ne se déchirent pas au moindre mouvement... J'ai donc abusé d'un agent assouplissant (Microsol) pour que les décals épousent bien les lignes de structures (j'en ai mis 4 fois en 24 heures.).
Une fois à nouveau 24 h écoulées, je coupe au scalpel les décals traversés par les lignes de structures pour anticiper le travail de patine à suivre.
J'ai passé 2 fines couches de vernis brillant pour éviter le silvering (qui est assez important sur ces décals au vu de l'épaisseur, il aurait mieux valu même les couper à ras du motif.) et j'ai à nouveau laissé sécher 24 heures.


Ensuite, j'ai badigeonné le tout de jus Flory Washes noir, que je laisse sécher 15 minutes avant d'essuyer le tout avec un chiffon micro fibre légèrement humide. J'ai remarqué que le temps de séchage du Flory est vraiment aléatoire et dépendant de la chaleur de la pièce. N'attendez pas au-dessus de 20 mn, après c'est très difficile d'enlever le surplus facilement.

J'ai ensuite ajouté les éléments peints à part, dont les capots moteur, et j'ai ajouté 4 tiges en plastique étiré pour figurer la tringlerie de ces capots moteur  (que j'ai ensuite peints en alu, puis jus noir et jus marron, et petit tamponnage d'alu à nouveau à certaines endroits des tiges).
J'ai fait quelques erraillures très légères au niveau de certaines trappes et des capots moteur, et un peu sur la casserole et sur les hélices.



J'ai enfin terminé la maquette avec l'ajout des mitrailleuses d'ailes (à savoir qu'en théorie, elles avaient été démontées avant peinture sur le vrai avion), et de quelques fines pièces en photodécoupe, avant de vernir le tout en mat (j'aurais préféré le vernir en satiné, mais je n'en avais plus, et le vernis brillant est trop brillant.).

Voilà ma version de ce superbe appareil en version captured.







À noter que je vais devoir reprendre la tringlerie des capots moteur, que j'ai faites un peu trop épaisses en fait.
Je ferais ça en même temps que le diorama que je préparerai pour mettre cet avion en valeur !
À bientôt !



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Modelisme : Open the box VERTIGO JIGS EVO 7248


Une fois n'est pas coutume, je vais vous présenter un accessoire pour les maquettistes qui font des avions à l’échelle réduite, et qui commence à fortement faire parler de lui, ce qui fait qu'il devient disponible facilement, même en France.
Il s'agit du JIGS, de chez Vertigo Miniatures .
Cet accessoire permet de tenir la maquette, ce qui vous libère les 2 mains, très pratique pour les étapes de peinture, pose de décalcomanie et de vernis.
Disponible en plusieurs versions, selon les échelles que l'on travaille, les types d'avions (bi-plans, jets, classiques...),  il en existe même pour ceux qui montent des chars !

Pour ma part, j'ai sélectionné le modèle JIGS EVO 7248 conçu pour les avions classiques à l'échelle 1/100, 1/87, 1/72 et 1/42. Vu que je ne fais que du 1/72, c'est pile celui qu'il me faut.

Contenu de la boite :

L'emballage est en carton fort, sans fioritures puisqu'une simple étiquette avec la référence du modèle choisi nous indique le contenu. 


L'ouverture nous dévoile quelques sachets en plastique contenant vis et écrous papillons, toutes les parties à assembler (et oui, il arrive en kit à plat !) une bande de mousse feutrée, des pastilles antidérapantes, et une notice d'assemblage, le tout bien protégé dans du plastique bulle.


La notice est assez détaillée, et il est important de bien regarder comment se montent les supports verticaux, surtout pour le support qui sert pour maintenir le nez des avions.

Assemblage :

Avant de commencer à assembler tout ça, il faut bien penser à retirer chaque film de protection sur toutes les pièces en plastique, et oui le JIGS n'est pas vert, le plastique est bien transparent 😊.

Voilà, nous y voyons déjà plus clair, notez que certaines parties sont graduées, afin d'ajuster précisément les supports de maintien selon les modèles et les échelles.
J'ai noté la présence d'une espèce de fine poudre, sans doute un agent de démoulage, pensez donc bien à dégraisser chaque pièce avant l'assemblage. J'ai pour ce faire utilisé un chiffon microfibre imbibé d'essence F (❗ produit inflammable), ça dégraisse sans abîmer le plastique et ça s'évapore très rapidement.

On commence par le plus facile, c'est-à-dire fixer les pastilles antidérapantes à chaque extrémité, sur l'envers de la base. À noter que sur la notice il était indiqué 4 pastilles, j'en ai eu 5, j'ai donc placé la pastille bonus au centre du JIGS.

Pour la suite, il va falloir vous munir d'une colle cyanoacrylate, type super glue. Chaque support se décompose en 3 parties à coller, la base munie d'un trou rond, une équerre, et la partie verticale, graduée avec un trou carré.

Les 4 parties sont collées rapidement, d'autant que chaque base possède de minuscules rainures pour guider les autres pièces...Sauf que pour la pièce qui sert de base pour le support avant (pour maintenir le nez de l'avion) les rainures n'étaient pas gravées au bon endroit, d'où l'importance de regarder la notice, qui corrige ce défaut en montrant bien comment les pièces doivent être assemblées.
Notez que les 2 supports dont l'équerre comporte une encoche seront les supports pour les ailes, donc à placer à gauche et à droite lors de l'assemblage sur la grande base.

Ensuite, on s'occupe des parties qui maintiendront votre maquette, et découpant et collant sur les parties de contact de fines bandes de mousse. La notice préconise des bandes de 5mm de largeur, mais les pièces font 4 mm de largeur. J'ai opté pour cette mesure pour ma découpe et un ajustement parfait.

La matière est très souple et facile à couper avec un bon cutter, et se colle également à la cyano.

Pour terminer, il ne reste plus qu'à fixer les pièces entre elles via les vis et les écrous papillons, rien de bien compliqué en somme. les vis ont une partie carrée (qui s'insère donc dans les trous...carrés, vus plus haut) pour un serrage/desserrage des écrous sans avoir besoin d'outils.
Notez que 4 petits ergots se montent également (optionnel) sur les 2 parties censées soutenir les ailes. Là par contre, Vertigo a choisi l'option vis et écrous à tête arrondie, choix curieux, d'autant que pour bien les fixer vous aurez pour le coup besoin d'un tournevis et d'une clé plate.
Voilà le montage de votre JIGS EVO est terminé !

N'ayant pas de maquette en cours, j'ai donc essayé le JIGS sur un modèle déjà monté, mon Spitfire 1/72 fera le cobaye de prestige.
Le maintien est parfait, puisque chaque partie est réglable, que ce soit en largeur, profondeur, et hauteur. Ça demande un léger temps pour tout ajuster précisément par rapport à la maquette, mais après vous êtes tranquille.

Les flèches indiquent les ergots dont je vous ai parlé avant qui ajoutent un maintien par le haut sur les ailes, l'avion ne peut plus bouger ! Par contre, le plastique étant directement en contact avec la peinture, j'y rajouterai plus tard la même mousse rouge que pour les autres parties (il y a largement de quoi faire, je n'ai utilisé qu'une petite partie de la plaque de mousse fournie pour tout monter.).

Pour terminer, test des encoches latérales qui permettent d'orienter l'avion à 45° si besoin est.

Voilà, le test est très concluant, le JIGS me semble parfait pour suppléer mes mains, ce qui va minimiser les traces de doigts sur la maquette et la peinture (je ne porte pas de gants lors de mes montages, j'ai besoin d'avoir un contact direct avec la matière) et faciliter grandement l'application de peinture, décalcomanies, jus de weathering et vernis.

Le JIGS est-il un accessoire indispensable ? 


Tout dépend du nombre de maquettes que vous faites par an, si vous en faites une ou deux, pas forcément. Avec une maquette tous les 2 mois environ à mon actif depuis plus d'un an, il me servira, nul doute.
Ensuite, tout dépend du niveau d'avancement de votre équipement, si vous débutez dans le maquettisme, je pense qu'il y a déjà pleins d'autres trucs à acquérir avant d'envisager son achat.
Enfin, parlons tarifs. Celui que j'ai acheté coûte une trentaine d'euros, frais de port inclus.
N'hésitez pas à aller consulter les tarifs des autres références sur Vertigo Miniatures, vous verrez également qu'ils proposent des Kits d'uppgrade (par exemple je peux si je le souhaite, acheter un uppgrade dans le cas où je devrais assembler un biplan, pas besoin de racheter un JIGS complet dédié à ça!).

Le seul défaut relevé (à part la mauvaise gravure d'une plaque de base, mais ça arrive dans les productions en série) est la partie visserie pour les ergots de fixation des ailes, moins pratique en cas d'utilisation que les écrous papillons du reste de l'assemblage.

N.b. : Je tiens à dire que cette revue de boite n'est aucunement sponsorisée par qui que ce soit, que j'ai acheté mon JIGS sur une boutique en ligne et que cet avis, certes dithyrambique ne reflète que ma propre opinion. En ces temps d' "influenceurs" j'ai pensé nécessaire de le préciser.
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